• billets
    4
  • commentaire
    0
  • vues
    4 788

Chapitre 3 – 1455 – 1461

Loup

266 vues

Chapitre 3 – 1455 – 1461

 


Conformerment avec la décision du Parlement de 1455 s'allia et conclua un mariage royal avec la Provence, dont le dirigeant était le père de la reine Marguerite d'Anjou. Cette nouvelle relation avec le comté permettait de continuer la politique du royaume d'Angleterre sur le continent, et rapprocher la reine de sa famille. La reine-régente et les provençaux espéraient aussi que cela permettrait d'éviter des agressions envers le pays, qui était toujours menacé par la France et la Bourgogne.

 


ZtG8eRZ.png


La Provence accepte l'alliance avec l'Angleterre

 


Ensuite, pour mieux affirmer la puissance sur les mers de l'Angleterre, la reine ordonna la construction de trois nefs primitifs, des puissants mais coûteux navires qui permettent de maintenir l'Angleterre dans sa position d'incontestable première flotte d'Europe.

 


tFLhKiI.png


Construction de trois nefs primitifs dans les provinces d'Essex, Londres et Kent

 


Peu de temps plus tard, suite à la mort du précédent Pape, l'un des trois cardinaux anglais fut élu Pape par le conclave. Le cardinal prit le nom de Xylitus IV. C'était, depuis le retour des papes à Rome, l'un des premiers papes ouvertement anglophiles. Grâce à son élection, le clergé et la monarchie anglaise, qui n'avaient toujours pas oublié la trahison du précédent Pape lors de la guerre de la ligue de Draguignan face à la Bourgogne, se rapprochèrent des États Pontificaux, même si la confiance envers les dirigeants de l'Église en général en Italie restait assez faible et méfiante.

 


MPYmLfm.png


Composition de la curie lors de l'élection du pape Xylitus IV

 


En même temps, la scène politique en Europe de l'Ouest allait rapidement changer. Le duc de Bourgogne, qui était en guerre contre la deuxième coalition anti-bourguignonne depuis plus d'un an, fut forcé de signer avec celle-ci une deuxième paix, encore plus humiliante que celle avec la ligue de Draguignan. Gueldre, meneur de cette ligue, composée en majorité de petits princes du Saint Empire, avait réussi à occuper une partie considérable des territoires bourguignons. Le duc était forcé d'abandonner ses unions personnelles, libérer la Picardie, donner plus d'autonomie au Hainaut en tant qu'union personnelle et briser les liens de vassalité avec le Nivernais. Désormais, la Bourgogne était limitée au simple duché de Bourgogne et une relation assez élastique avec le Hainaut, de plus en plus autonome.

 

La Picardie dorénavant indépendante contrôlait uniquement la province d'Artois, et était coincée, sans aucun accès à la mer, entre la France, la Flandre, le Hainaut (sous l'union avec la Bourgogne) et l'Angleterre. Et cette dernière, qui revendiquait la province d'Artois, et dont la dirigeante avait besoin de s'affirmer vis-à-vis de la noblesse, toujours prête à prendre le pouvoir ou s'agiter, fut celle qui profita de l'occasion. Si vite que Marguerite d'Anjou apprit que la Picardie était indépendante, elle déclara, sans consulter la Parlement, la guerre au comte de ce pays.

 


8NrXIfW.png


La situation précaire du petit comté de Picardie

 


10 régiments composés d'en tout 10 000 hommes, dont 8 régiments d'infanterie et 2 de cavalerie, furent vite envoyés et défirent l'armée picarde lors de la rapide bataille d'Artois ou ils affrontèrent 3 régiments ennemis.

 


hhnm6ZH.png


Défaite de l'armée du comte de Picardie sur le champ de bataille d'Artois

 


Ensuite, un siège de la forteresse d'Artois débuta. Le siège dura seulement 204 jours avant que l'Angleterre le 26 février 1456 prenne le contrôle de la totalité de la province, qui avait été pendant la durée de siège pillée par ses forces.

 


iwdGmaK.png


L'Artois, l'unique province picarde, passe sous le contrôle des anglais

 


Après ce siège, le comte de Picardie capitula et accepta l'annexion de son comté dans le royaume d'Angleterre. Pour la reine-régente c'était une victoire diplomatique et militaire, puisque ses ennemis n'avaient pas eu le temps d'en profiter et l'Angleterre se retrouvait agrandie d'une province, qui n'était pas considérée comme légitimement la sienne encore, mais était l'une de ses revendications.

 


X5laY6B.png


Annexion du comté, accompagnée d'un petite somme d'argent, lors du traité de paix

 


En mars la même année l'Angleterre adopta une nouvelle technique militaire, qui normalisa l'utilisation des piques dans les armées du royaume. Désormais, cette arme, simple à fabriquer, allait, avec des modèles de la même longueur et largeur, être utilisée par la totalité des régiments d'infanterie.

 


i6HveGR.png


Adoption de cette nouvelle stratégie militaire

 


En janvier l'année d'après, encore un cardinal a quitté la France, cette fois-ci l'un de ceux de la province où se situait la capitale de la France Paris, l'île-de-France. Grâce au soutien ouvert du nouveau Pape, l'Angleterre dominait désormais la scène religieuse. Le roi de France, furieux de cette défection, décida de ne pas réagir, mais pour se renforcer, il attaqua à la place Nivernais, le vassal de la Bourgogne qui était désormais libre. Grâce à cette guerre, la France réussit à récupérer la province de Nevers et garder l'initiative militairement. Cela prouvait aux Anglais, que malgré la situation religieuse française, la France et son roi restaient une puissance avec laquelle il fallait compter.

 


sF2cQ6o.png


Le Cardinal d'île-de-France passe à Caux avec une petite somme d'argent

 


En mars la même année 4 nouvelles barques de commerce furent construites pour consolider la présence anglaise commerciale dans le nœud de la Manche. Avec ces navires en plus, ça allait être plus facile de protéger le commerce et rediriger les marchandises vers la Manche et Londres.

 


7vJRP4n.png


Construction des barques pour le commerce

 


À la place payer les nobles par de l'argent, Marguerite d'Anjou décida en début février 1458 d'à la place leur octroyer le droit de collecter les taxes sur les exportations vers la Bretagne, permettant au noble de garder une partie du profit tout en accroissant les revenus royaux. Cependant, cet accord donnait plus de pouvoir aux nobles, qui contrôlaient désormais une partie des gains du royaume. Le duc de Bretagne, grand ennemi du royaume, était en tout cas satisfait.

 


5N0ThSb.png


Les licences d'exportation

 


Puis en août, comme le Parlement de 1455 l'avait décidé, la reine-régente ordonna le recrutement de plusieurs régiments à travers le royaume, pour renforcer l'armée et mieux défendre le royaume face à des éventuels agresseurs extérieurs, ou d'éventuelles campagnes militaires.

 


5N0ThSb.png


Recrutement de nouveaux régiments

 


La fin du mois d'octobre fut marquée par le fait que les diplomates anglais constatèrent que les souverains d'Europe considéraient désormais la province d'Artois comme légitiment anglaise et une partie intégrante du royaume. Cela ne surprit pas celle qui dirigeait le royaume au nom de son mari, car elle avait toujours considéré cette province comme historiquement anglaise.

 


HOM6ou2.png


La province d'Artois était désormais considérée come légitime

 


Le royaume d'Angleterre était en plein milieux d'une période d'expansion urbaine grâce aux nouvelles provinces et opportunités commerciales depuis la défaite du duc de Bourgogne et le comte de Picardie. Un symbole de cette croissance était l'arrivée de nombreux serfs dans la capitale, serfs qui quittaient leurs provinces d'origines pour une vie meilleure. Londres restaient tout de même loin derrière les grandes villes européennes de l'époque d'Italie, Allemagne ou France, comme Paris ou Florence.

 


8DI254p.png


Londres s'agrandit petit à petit

 


Après plusieurs années de diplomatie, accords et collaboration avec le dirigeant du duché irlandais de Connacht, qui en dehors de Munster et la province anglaise de Meath contrôlait toute l'île émeraude, ce pays accepta la suzeraineté et protection de l'Angleterre, en reconnaissant son roi, Henri, comme son suzerain.

 


Dw5PihX.png


Connacht devient un vassal anglais

 


L'empereur d'Autriche, allié et aussi ami personnel du roi de l’Angleterre, avec qui il avait en commun des ennemis au Danemark, en France et en Bourgogne, ratifia en mai 1460, avec le soutien des membres du Saint-Empire Romain Germanique convoqués pour une diète, une réforme pour mieux centraliser l'empire et accroître la puissance de l'empereur. Ce dernier allait aussi avoir la possibilité de déclarer guerre aux états non-membres de l'empire qui détenaient des provinces en faisant partie.

 


49vdxkg.png


La réforme de l'empire qui fut ratifiée

 


Le 24 juin 1461, la reine-régente depuis 1448, Marguerite d'Anjou, fille du comte de Provence René d'Anjou, et femme du roi d'Angleterre Henri IV, rendu son dernier souffle, à l'âge de seulement 31 ans, à cause d'une soudaine maladie. Reine à l'âge de 15 ans, avec un mari fou, sa vie avait été difficile. La nouvelle reine-régente au nom de son père était sa jeune fille Mary, âgée de seulement 16 ans lors de son accession sur le trône. Cette nouvelle reine était depuis le plus jeune âge très doué en matière diplomatique, avec la possibilité de négocier et discuter avec habileté. Cependant, elle manquait cruellement de compétences en matière administrative, et ses conseillers doutaient déjà de ses capacités militaires. Sa sœur, Anne, était la deuxième fille du couple royal, mais était encore une jeune fille fragile lors de la mort de sa mère.

 


vx4eunc.png


Mort subite de la reine Marguerite

 


Le mois d'après, un nouveau drame se produisit: le roi d'Angleterre depuis 38 ans, malgré sa folie respecté par tous, mourut. Henri VI, roi d'Angleterre et de France, duc de Normandie et d'Aquitaine et seigneur d'Irlande était mort. Celle qui désormais allait être reine d'Angleterre et de France, duchesse de Normandie et d'Aquitaine et dame d'Irlande sous le nom de Mary Lancaster, décida d'immédiatement, sur conseil de ses sages conseillers de convoquer le Parlement. Une nouvelle ère pour cette assemblée débutait, pleine de défis et conflits, avec une jeune reine influençable et incertaine et des puissants seigneurs à travers non seulement le pays, mais aussi l'Europe entière. Le 4 juillet 1461 allait être une date clé pour le destin du royaume.

 


tM9QFZC.png


Situation politique lors de la mort du précédent roi Henri VI et la convocation du Parlement de 1461

 



 

Inauguration du Parlement de 1461

 

Notes :
1C'est seulement 4 malgré la limite qui permet 5, car cette limite de force est à cause d'un modificateur temporaire



0 Commentaire


Recommended Comments

Aucun commentaire à afficher.

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

  • En ligne récemment   0 membre est en ligne

    Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.