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Uchronie polonaise, partie 1

Rhysaxiel

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1665 - 1668

Lubomirski voit ses partisans le quitter les uns après les autres suite à cette cuisante défaite, renforcée par une nouvelle campagne de diffamation lancée par le pouvoir. Le Sénat a déjà accusé le maréchal de haute trahison et l’a condamné à mort en 1664, il publie maintenant ouvertement un document dans lequel Lubomirski s’engageait explicitement à soutenir l’élection du duc d’Enghien au trône de Pologne, document réel (= non forgé) que la cour a historiquement préféré garder secret. Lubomirski est finalement capturé par un de ses propres sbires qui espère une récompense et de l’avancement. Brisé par les années d’intrigues et de conflit, Lubomirski meurt en 1667 (historique) avant que sa sentence ne soit exécutée. Le soulèvement s’essouffle de lui-même et la noblesse rentre dans le rang en quelques mois.

Une Diète exceptionnelle, convoquée en 1668, voit une partie des réformes proposées par la reine et la cour être votées. Le principe de l’élection d’un héritier du temps du vivant du roi, l’élection Vivente Rege, est adopté malgré une certaine opposition, calmée par le vote d’une amnistie générale, de l’abandon de l’enquête sur le meurtre du grand général de Lituanie Gosiewski (historiquement tué par des partisans de Lubomirski) ainsi que la paie des soldats, le motif initiale du soulèvement avant que Lubomirski ne le récupère pour son ambition personnelle.

L’élection royale de 1668

Six mois plus tard, Jean Casimir convoque une Diète d’Election pour assurer un héritier au trône de Pologne. La France abandonne son soutien au duc d’Enghien, de plus en plus en proie à des accès de rage et à la lycanthropie (historiquement, les crises arrivent un peu plus tard dans sa vie) et proposent alors la candidature du Grand Condé Louis, père d’Henri Jules et retourné en grâce auprès de Louis XIV. Les candidats sont dont Louis de Bourbon-Condé soutenu par la France, Frédéric de Hohenzollern, fils du grand électeur de Brandebourg Frédéric III, le tsarévitch Alexei, fils du Tsar Alexis Ier Romanov, ainsi que Charles de Lorraine, le fils du duc de Lorraine Charles IV soutenu par l’Autriche. La guerre russo-polonaise, qui dure depuis 1654, rendent caduques les chances d’Alexei, tandis que Frédéric de Hohenzollern est exclu en raison de sa foi protestante. Malgré des ralliements de dernière minute des partisans brandebourgeois au duc de Lorraine, celui-ci est à son tour exclu par peur que la Pologne ne subisse le même sort que la Bohême et la Hongrie, perspective redoutée par de nombreuses familles. Le candidat français est donc élu.

Février 1669 voit le décès de Louise-Marie de Gonzague (historiquement 1667), deux fois reine de Pologne épuisée par de longues années de lutte politique et emportée par la maladie. Le roi Jean Casimir abdique comme prévu à l’été 1669, cédant le pouvoir à Louis de Bourbon Condé, « le Frondeur devenu Roi », premier roi français à monter sur le trône de Pologne depuis Henri de Valois en 1573. Claire Clémence de Maillé, duchesse de Fronsac, devient alors reine de Pologne.



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